AS.CO.FLAM.ES
ASsociation des COllectionneurs de FLAMmes et d'EStampilles
Historique de l'association

 Envoi d´un courrier au secrétaire

 

Pendant des décennies, l'oblitération des timbres-poste a été réalisée manuellement; cette opération s'est alourdie au fur et à mesure que le courrier se développait, d'autant qu'en 1876 un règlement ministériel enjoignait aux postiers d'apposer sur chaque lettre deux timbres à date: l'un sur la vignette, l'autre ailleurs sur l'enveloppe.

Aussi, l'administration rechercha-t-elle le moyen d'alléger une telle tâche, et ce fut en 1884 qu'elle mit en service une machine à oblitérer, inventée par l'ingénieur français DAGUIN, permettant d'obtenir les deux empreintes en une seule frappe; bien qu'actionnée à la main, au coup par coup cette machine devait durer jusqu'en 1967 mais, progressivement, elle fut reléguée dans les petits bureaux ou utilisée à l'occasion de manifestations de courte durée. Elle fut en effet supplantée, à partir de la fin du siècle dernier, par des machines électriques à débit de plus en plus rapide.

Mais, avec cette mécanisation, était posé le problème de l'annulation du timbre. La vignette postale n'est pas, en effet, toujours disposée au même endroit, alors que la frappe de la machine se trouve toujours au même emplacement; le timbre pouvait, de ce fait, échapper à la frappe. Pour tenter d'éviter cet inconvénient, on augmenta le pouvoir oblitérant en jumelant au timbre à date soit des lignes d'annulation, soit un graphisme. Cet ensemble fut appelé " FLAMME ", sans doute parce que les premières empreintes reproduisaient un drapeau ou une oriflamme.

Très vite, l'administration postale s'aperçut qu'elle pouvait tirer parti de cette empreinte en lui donnant un caractère publicitaire pour son compte ou pour celui de certains organismes ou établissements publics ou privés.

On distingue ainsi les flammes dites MUETTES ( lignes droites ou ondulées d'annulation ), les flammes avec un simple texte dites PARLANTESet les flammes comportant un graphisme plus ou moins ornemental dites ILLUSTREES ; elles sont permanentes ou temporaires.

Durant de longues années, les flammes furent disposées à droite du cachet à date; en 1959, sous la pression de la clientèle, elles furent montées (dans la mesure du possible) à gauche rendant ainsi le texte plus lisible. Mais, en 1970, avec l'avènement du courrier à deux vitesses, l'administration se voit contrainte de remettre la flamme à droite pour dégager le cachet dateur. Un tollé général s'éléve de la part des concessionnaires et des collectionneurs, si bien que les P.T.T. ont mis en service, à partir d'avril 1971, de nouveaux types de flammes tendant à répéter au bas de la flamme les données principales de la couronne; de la sorte, l'empreinte peut être à nouveau disposée à gauche du cachet dateur, puisque l'on préserve la lisibilité de l'origine et de la date de l'expédition qui sont mentionnées deux fois.

Le caractère spectaculaire du graphisme qui, souvent, se traduit par une illustration fine et même artistique, la nature publicitaire des sujets traités qui invite à pouvoir sélectionner des thèmes les plus variés, le développement grandissant des émissions de flammes, l'intérêt de plus en plus marqué pour les diverses empreintes postales ont suscité un véritable engouement pour la collection des flammes.

Aussi, une association s'est-elle créée en 1968 sous le nom d'AS.CO.FLAM. ( ASsociation des COllectionneurs de FLAMmes) en vue de regrouper les personnes intéressées par ce genre de collection, de les aider dans leurs prospections, de les informer des parutions, de leur donner des idées sur les possibilités de classement, de les mettre en communication les unes avec les autres.

Et, comme les recherches tendent sans cesse à s'élargir à tous les types d'oblitérations pour couvrir un thème ou un secteur géographique donné ( cachets manuels - cachets premier jour - cachets commémoratifs - cartes maximum, etc. ) nous avons fini par étendre notre objectif à toutes les ESTAMPILLES POSTALES, tout en nous spécialisant sur la " flammophilie ", et ainsi notre association s'appelle depuis 1987 AS.CO.FLAM.ES .

Nous avons des réunions d'échanges tous les mois, des circulations de flammes (en tous genres ou " thématisées "), un bulletin d'information qui parait trois fois par an et qui constitue, avec sa trentaine de pages, le lien permanent entre tous nos associés ( études - articles - revue de presse - petites annonces - tribune libre - nouveautés ). Par ailleurs, nous publions progressivement des catalogues départementaux avec la reproduction des flammes émises depuis l'origine avec estimation des cotes .

Une section nouvelle est née récemment pour ceux qui s'intéressent aux cachets " convoyeurs " et ambulants; des informations sont publiées sur ces types d'oblitération en voie de disparition.

Enfin, nous participons à des expositions philatéliques comme la fête du timbre, ou à des manifestations locales ou régionales; nous avons même organisé nos propres expositions de flammes sous le nom de FLAMEX ( en 1971 à Marseille, en 1973 à Bordeaux et en 1978 à Château-Thierry ) qui ont été élargies ces dernières années par des manifestations dites MECAPHIL où se trouvent regroupées diverses associations qui s'intéressent aux marques postales modernes provoquées par la mécanisation du courrier.

Notre rayonnement s'étend à l'ensemble de la FRANCE et même à L'ETRANGER.

Jean Valade

AS.CO.FLAM.ES.
10 allée du moulin à vent
33160 ST AUBIN DE MEDOC
Tél. : 05 56 05 11 08

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